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Parmi les coutumes locales, il en est une qui consiste à allumer des feux dans tous les sens, que ce soit pour faire un abattis ou pour faire flamber des ordures dans son jardin. Toujours est-il qu'il y a deux semaines, ma ligne téléphonique a eu la mauvaise idée de se trouver sur le chemin d'un de ces feux, me privant de téléphone et d'internet. La réparation devrait prendre entre trois et six mois, ce ne sera donc pas très facile de donner des nouvelles.
Les vacances scolaires vont prendre fin jeudi (heureusement, les prochaines ne sont pas loin), et elles furent l'occasion de passer trois jours en forêt. Trois jours de marche, des criques à traverser, deux nuits dans un hamac dont une sous la pluie, des insectes dans tous les sens : taon, fourmis, mouches qui pondent des vers sous la peau, tiques, moustiques, ..., dans l'espoir de voir pleins d'animaux sauvages. Résultats : on a vu deux colibris et entendu un perroquet.
Hier, avec un pote, petite promenade en vélo jusqu'à un petit village évangéliste au nord de Maripasoula. Deux heures dans la boue, les ronces, et les bestioles diverses pour atteindre Wacapou. De là on atteint une petite île en quelques brasses dans le fleuve, où l'on peut enfin apprécier le sandwich et se reposer. Jusqu'à l'arrivée de trois pirogues venant du Surinam, et pleines d'une dizaine d'orpailleurs brésiliens et d'une vingtaines de putes, brésiliennes aussi. On joue au foot, ils nous offrent quelques bières, et malgré pleins d'ouvertures, on doit décliner l'invitation de terminer la soirée au bordel surinamien car il faut reprendre les vélos pour rentrer avant la nuit.
A part ça, on avance dans la saison sèche, le fleuve baisse de jour en jour et l'apprivosionnement, presque exclusivement réalisé par pirogue, est de plus en plus difficile. On est encore plus isolé que d'habitude. Mais c'est pas grave, on mangera du manioc et des bananes.
Dans un jour ou deux, je mettrai en ligne les photos des diverses aventures contées plus haut.
Cett après-midi, foot sur le terrain des bonnes soeurs avec les amérindiens, demain barbecue chez les voisins puis foot en salle au gymnase du collège, puis c'est la rentrée, youpi !
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http://enroutevers_rozalinnda_2006.com
La seule chose qui me manque, c'est la traduction Français - Maripassoulien... J'ai pas trouvé dans Google translator...
Avant d'arriver à Maripasoula tu parlais d'une infirmiére passant une fois la semaine, je pense que depuis tu t'es apperçu qu'il y en avait 7 en poste ainsi que 3 aide-soignant et 3 médecins, au centre de santé de Maripasoula.
Si tu n'est pas encore passé au dispensaire, cela viendra et je suis assez impatiente de voir tes commentaire: Attention, sujet sensible dans le village!!
A plus.
Ingrid
Effectivement, j'avais assez fortement sous-estimé les effectifs du dispensaire.
J'ai l'impression que tu connais assez bien le coin (mieux que moi peut-être...), et que tu as dû travaillé ici, à moins que tu n'y travailles encore ? Dans tout les cas, je connais un peu le dispensaire d'une part car j'ai déjà été malade, et d'autre part car la petite communauté Maripasoulienne favorise les contacts, notemment entre les corps enseignant et médical.
Je ne sais pas si c'est un sujet sensible, mais avoir des soins gratuits est un avantage dont profite bien la population locale à en croire par la file d'attente tous les matins.
A bientôt.
Fred.